espèce emblématique
 Brochet

Son corps allongé (jusqu’à 70 cm), la position arrière de ses nageoires dorsale et anale, son museau aplati en forme de bec de canard, la proéminence de sa mâchoire inférieure et surtout ses 700 dents, toutes inclinées vers l’intérieur de la « gueule », confortent aisément sa réputation justifiée de prédateur. Il chasse à l’affût en se camouflant, grâce à sa couleur verdâtre, dans la végétation, dans les racines des arbres… Il se déplace peu et prend le plus souvent ses proies par surprise grâce à des attaques très rapides. Connu paradoxalement pour être paresseux, il s’attaque aux poissons de préférence blessés ou malades.
On le rencontre pratiquement dans toutes les rivières françaises. Cependant, la disparition très rapide des zones humides qui sont aussi ses zones de reproduction constitue une menace réelle pour l’avenir de l’espèce. En effet, le Brochet, pour sa reproduction utilise les bras morts, annexes hydrauliques liés au fleuve mais où le courant est faible, la végétation abondante, l’eau peu profonde et plus chaude. C’est là que, entre février et mai, la femelle pond des centaines de milliers d’œufs que plusieurs mâles vont ensuite féconder.
Après être resté plusieurs semaines accroché à la végétation grâce à un petit organe adhésif, le petit brochet se met en chasse de plancton et de larves avant de s’attaquer à de petits poissons dont ses congénères puisque l’espèce est cannibale.